Je suis féministe pour que ma fille n'ait plus à l'être

Dans moins d’un mois, le 8 mars, se tiendra la Journée Internationale des Femmes. Officialisée en 1977 par l’ONU, cette journée trouve son origine au début du 20ème siècle, lorsque suffragettes et ouvrières luttaient pour le droit de vote et de meilleures conditions de travail.

Nous sommes aujourd’hui en 2016, soit 100 ans après le combat de ces femmes admirables et l’existence de cette journée nous rappelle qu’il y a encore tant à faire!

Pouvoir voter, pouvoir travailler, pouvoir conduire : nous sommes bien conscientes que la situation des femmes dans notre pays a bien progressé et que nous n’avons rien à envier par rapport à ce qu’il se passe dans d’autres régions du globe.

Et pourtant, cela a du sens d’être féministe en Belgique. Pourquoi ? Car des inégalités persistent d’une part et que d’autre part, un droit peut cesser d’exister : rappelons le projet de loi espagnol visant à réduire le droit à l’avortement. Oui, nous parlons bien de l’Espagne, pays dont seules deux frontières nous séparent.

Les inégalités envers les femmes nous concernent toutes et tous (oui oui, vous aussi Messieurs), peu importe notre éducation, notre milieu social, notre origine. Parfois insidieuse, nous pensons être à l’abri de toute forme de discrimination mais les
constatations sont nombreuses : écart salarial, accès au marché du travail, accès aux postes à responsabilités,…Et je ne vous parle même pas de l’utilisation de l’image des femmes, les plus attentifs auront une pensée pour ce célèbre biscuitier occupé à se débattre du bad buzz provoqué par sa campagne « Saint-Valentin » et son biscuit-coeur à mettre où bon nous semble.

Comment se revendiquer féministe lorsque l’on pense être bien lotie? Quelle crédibilité avoir lorsqu’on a un poste à responsabilités, un salaire égal voire supérieur à celui de ses collègues masculins ? Comment justifier notre engagement lorsqu’on a toute notre liberté d’agir et de penser, que ce soit dans le cadre familial ou dans la société ?

Le fait est que même lorsque notre environnement nous est favorable, nous devons, au niveau professionnel, accepter une pression plus forte qu’un homme. Pourquoi ? Tout simplement parce que nous détenons la clé de la maternité. La nature est ainsi faite et nous sommes bien conscientes qu’il s’agit humainement d’un privilège que beaucoup d’hommes nous envient, mais professionnellement, cela nous dessert souvent.

Oui, nous voulons mener une carrière extraordinaire et avoir des enfants. Pourquoi les hommes, pères de nos enfants, y arriveraient facilement, alors que pour nous, ce chemin est semé d’embûches?

Brigitte Grésy, Secrétaire Générale du Conseil Supérieur de l’Égalité Professionnelle (France), en parlait ainsi lors du TedXCEWomen de l’année passée:

« La parentalité reste bancale. Une heure et demi de plus de travail domestique et parental pour les femmes, payée en amour, par jour, et une heure de travail professionnel pour les hommes, de plus, par jour, payée en argent ».

Alors, comme elle, c’est là qu’intervient ma passion d’agir.

Est-ce notre héritage culturel ou ce que certains nommeront l’instinct maternel qui nous pousse à agir comme cela? Peu importe, c’est concrètement comme cela que ça se passe.

Le 6 mars 2015, l’OIT (l’Organisation Internationale du Travail, agence des Nations Unies) publiait ceci : « Alors que les hommes commencent à assumer une plus grande part des responsabilités familiales, les femmes continuent d'être responsables de l'essentiel des soins apportés à la famille, ce qui limite souvent leur accès à un emploi rémunéré à plein temps ou les confine dans des postes à temps partiel, qui ne sont généralement pas aussi bien payés, les femmes consacrent en moyenne 26 heures par semaine aux activités ménagères et aux soins, contre neuf heures pour les hommes. »

CQFD.

Selon McKinsey, les entreprises qui améliorent la diversité du genre surperforment, financièrement, de 15% les autres sociétés.

Permettre aux femmes d’évoluer dans l’entreprise, tout en lui permettant de s’épanouir dans son rôle de maman est donc un enjeu majeur pour les Ressources Humaines à la recherche d’équipes performantes. Et plus globalement, améliorer la gestion de la parentalité au travail aura un impact positif sur la majorité de vos travailleurs. Avoir un enfant, que l’on soit une femme, ou un homme, peut avoir des conséquences sur la vie de l’entreprise. Il est donc crucial, tant pour le bien-être de la famille que pour la performance de l’entreprise, qu’une organisation familiale solide soit mise en place rapidement, pour permettre à chacun d’équilibrer ses deux sphères de vie.

Faciliter la parentalité, permettre à chacun de s’épanouir dans ses différents rôles, aider les entreprises à atteindre la parité à tous les niveaux de l’entreprise pour en récolter les bénéfices, oeuvrer pour l’égalité professionnelle, permettre aux femmes de ne plus avoir à choisir entre carrière et maternité: voici quelques-unes des ambitions d’Avenue W.

Si vous aussi, vous souhaitez ne jamais devoir expliquer à votre fille pourquoi, pour sa carrière, il aurait mieux valu qu’elle soit un garçon, partagez notre mission.

Vous avez un garçon? Une société égalitaire ne lui sera que profitable, et peut-être qu’un jour il aura, à son tour, une fille… ;-)

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Je suis féministe pour que ma fille n'ait plus à l'être

A propos de L'Auteur

Garance Wauthier

Consultante en Organisation Parentale

        

Je donne les moyens aux femmes de ne plus avoir à choisir entre carrière et maternité. Et comme je prône l’égalité, j’aide les papas aussi :-)
Avoir un enfant, c’est bouleversant ! Tant sur le plan émotionnel qu’en termes d’organisation. En effet, vous passez d’une vie à 2, bien rodée, dans laquelle chacun à ses repères, à une vie à 3... voire à 4, dans laquelle vous allez devoir tout repenser, avec de nouvelles responsabilités.
Vos amis tentent bien de vous prévenir : « Tu vas voir, un enfant, ça change la vie ! » Effectivement !
Mais tant que vous ne le vivez pas, vous ne savez pas à quel point ! Et ce qu’on ne vous avait pas dit non plus, c’est que votre vie changeait maintenant, bien avant la naissance de votre enfant !
Ma mission ? Vous aider à passer à ce cap de la plus belle manière qu’il soit, pour que vous puissiez profiter de ces moments uniques, sans vous prendre la tête avec les détails organisationnels !
Et après? Ensemble, nous faciliterons votre quotidien !
Nous vous offrons (entre autres):

  • l’assurance de faire les bons choix pour votre bébé
  • une maison organisée où tout le monde s’y retrouve (et retrouve sa 2ème chaussette)
  • la recette de notre dessert fétiche qui met tout le monde d’accord
  • un quotidien facilité qui vous libère le cerveau en journée et le coeur en soirée
  • bref, du temps pour profiter pleinement des moments importants

Expliquez-nous votre équilibre de vie idéal, laissez ensuite la magie opérer, puis profitez de votre nouveau confort de vie.